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Le Baptême, magie ou religion ?
Les évêques du Tchad, en 1990 (DC 2017, 9/12/90, page 1069) :
"Trois problèmes cruciaux se posent au sujet du baptême.
1. Ne conviendrait-il pas de ralentir le rythme des baptêmes pour préserver la relation entre le baptême et la foi. On a baptisé largement, tant les adultes que les enfants: pour "sauver", "pour faire barrage à l'islam", pour obtenir "un christianisme socialement fort". Etaient-ce de bonnes orientations?
2. La relation entre baptême et formation chrétienne post-baptismale.
La question de la largesse dans l'admission au baptême pose une autre question: faute de clergé et d'autres ministres formés, la formation post-baptismale ne sera pas assurée. Ne crée-t-on pas ainsi un christianisme "au rabais"? Ne prépare-t-on pas des adeptes aux sectes?
3. Le baptême des enfants pose une question particulière: l'habitude de baptiser les enfants des chrétiens sans trop regarder à la foi des parents et à l'engagement des communautés contribue certainement à rompre, dans les mentalités, le lien nécessaire entre foi et baptême. Le rite en arrive à se suffire à lui-même, cela même dans le cas des adultes.
Actuellement nous essayons de faire respecter strictement les directives pastorales de l'Instruction de la Congrégation pour la Doctrine de la foi sur le baptême des petits enfants. Faudrait-il nous engager dans une voie plus exigeante, par exemple refuser systématiquement de donner le baptême à des adultes non préparés, fussent-ils en danger de mort?"
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